Retour au journal Foodies

Critique

Le Bacchus : s’offrir à de joyeuses libations

Restaurant Le Bacchus

Restaurant à l'honneur

Restaurant Le Bacchus

Sherbrooke

Voir la fiche du restaurant
Le Bacchus : s’offrir à de joyeuses libations

Lorsque nous avons réservé une table à ce restaurant, nous savions que nous en aurions pour un certain temps à avoir le nez dans l’assiette et à déguster des saveurs exquises. C’est chez l’un des restaurants les plus visités et les plus renommés de Sherbrooke, le Bacchus, que nous nous sommes arrêtés, l’estomac prêt à recevoir une tempête gastronomique. Sous la formule « apportez votre vin », le chef Yvan Jacques, le temps d’un repas, collabore à la santé de notre esprit par l’entremise du plaisir des sens. Il s’engage à amplifier et à diversifier ces moments de bonheur par un menu sans cesse renouvelé.

Un nombre important de table était réservé aux groupes, venus célébrer l’anniversaire d’un proche ou encore, hâtivement, le temps des Fêtes. Beaucoup de groupes, puisque Bacchus, dieu romain de l’antiquité associé aux fêtes du vin, convie à célébrer avec tous ceux que nous aimons les richesses vivantes de la nature. Une belle marque d’attention de l’hôtesse, pour notre groupe… de deux, notre table était intimement isolée des autres.
« Une tempête prête à frapper notre estomac. Sans défense. »
En survolant la bible de l’établissement, nous sommes bien sûr attiré vers le menu découverte qui offre sept services. Rien de moins. Certes l’un des choix les plus populaires des visiteurs, nous recevons l’entrée, la soupe, la pause digestive, le plat principal, l’assiette de fromage, le dessert et le café. La voilà la tempête prête à frapper notre estomac. Sans défense.

Nous patientons l’arrivée de l’entrée avec une tapenade, soit un mélange d’olives noires hachées finement, de câpres, de pesto et d’huiles d’olive. À tartiner sur du pain ou des croûtons. Pour ceux qui n’aiment pas les olives noires, vous serez surpris de ne pas ou de peu les goûter.

Puis, le plaisir de la table commence. C’est le début de la découverte avec une salade mesclun et pignons de pin au vinaigre balsamique. Un excellent mélange de salade de diverses espèces, de tomates et de vinaigre balsamique. C’est aussitôt suivi d’un velouté florentin, une crème d’épinards, à la jolie présentation.

Le moment de la pause digestive est déjà arrivé. L’idéal est évidemment le sorbet aux fruits (raisin, pêche, ananas et fraises). Un entremets qui tombe à point avant ce qui s’en vient.

Pour le plat principal, le choix s’est arrêté sur la longe d’agneau accompagné d’une timide portion de chutney et de crème sûre. Timide? Oui, puisque le mariage entre la pièce de viande, le ketchup maison aux fruits ou la crème sûre donnait un goût complémentaire à l’agneau et nous en aurions pris quelques cuillerées de plus dans l’assiette. La cuisson parfaite de l’agneau nous rappelle la légèreté et à la fois le caractère de cette viande si appréciée. Nous retrouvions aussi la fidèle purée de pommes de terre, les carottes, les pois mange-tout et la surprenante mousse aux betteraves. Un intrus parmi ces légumes, le flan au pesto. Succulent.
« Surprenante cette capacité à engloutir de la nourriture si facilement, même après un tel plat principal. Il faut dire que les sens sont si extasiés qu’ils en demandent continuellement de notre estomac. »
Est ensuite servie l’assiette de trois fromages fins : bleu de l’Ermite, st-paulin et brie. Tout simplement divin, entouré de fruits séchés, raisins et tranches de pommes vertes. Surprenante cette capacité à engloutir de la nourriture si facilement, même après un tel plat principal. Il faut dire que les sens sont si extasiés qu’ils en demandent continuellement de notre estomac.

Le dernier plat servi, le dessert, comble amplement notre bec sucré. Il devient cependant impossible de terminer cette pointe de la spécialité maison, un gâteau aux trois étages de chocolat. Un étage moitié crème, moitié chocolat, monté de mousses au chocolat blanc et noir.

Fidèle à une tradition de l’Antiquité propre à Bacchus, où il invitait ses convives à se livrer à de joyeuses libations frôlant l’orgie gastronomique, il projetait se délivrer de ses soucis quotidiens et atteindre l’extase libératrice. En plein dans le mille. Au 21e siècle, l’objectif de ce dieu romain est atteint au restaurant sherbrookois.

Autres critiques dans la région : Estrie

O’Chevreuil : une autre fierté du centre-ville de Sherbrooke

O’Chevreuil : une autre fierté du centre-ville de Sherbrooke

Il nous semble que, depuis environ une vingtaine d’années, ce qui coïncide avec l’arrivée de l’Auguste et de son chef [...]

Lire la critique
Enfin! À la découverte de l’Antidote

Enfin! À la découverte de l’Antidote

Il y a de ces restaurants qui ont pignon sur le coin d’une rue fort achalandée de notre localité, dont nous croisons le [...]

Lire la critique
Une soirée de filles au Sballo

Une soirée de filles au Sballo

Deuxième sortie au restaurant pour moi dans le cadre de la neuvième édition de « Sherbrooke met la table », événement [...]

Lire la critique